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Crise et après-crise : que voulons-nous garder ?

Il y a tout juste un mois, nous avons organisé – covid 19 oblige – notre toute première session virtuelle du club Hotwire. Depuis sa création, l’ambition de ce club est de construire des ponts vertueux entre les entreprises. Qu’elles soient ou non clientes d’Hotwire, leurs équipes de communication peuvent s’y retrouver autour de centres d’intérêt commun*.

Après quelques semaines de confinement, cette session était consacrée à l’adaptation des plans de communication face à la crise sanitaire. Elle s’est achevée sur la mise en commun de quelques beaux enseignements que nous avons eu envie de partager avec vous.

 

Stupeur … et engagement

« Un vrai choc », « un grand bouleversement en quelques jours », « un saut dans l’inconnu » : le confinement a d’abord suscité un grand nombre de questionnements. Mais dans cette situation totalement inédite, de nombreuses entreprises ont rapidement retrouvé des repères en s’appuyant sur leurs valeurs.

Si la sécurité des salariés et les plans de continuité de l’activité ont bien sûr mobilisé les premiers efforts, très vite, ces valeurs ont débouché sur de vrais choix. Que ce soit en termes de posture (refuser les communications opportunistes) ou d’actions très concrètes (faire des dons de matériels aux associations, soutenir les établissements de santé grâce au mécénat de compétences, permettre aux équipes de consacrer une partie de leur temps à du volontariat). Et ces engagements ont aidé à fixer des caps et à mobiliser les énergies.

 

Se réinventer, en toutes circonstances

Selon les secteurs, l’impact économique de la crise sanitaire varie du tout au tout. Les participants de notre club Hotwire l’illustraient parfaitement. Tandis que certains témoignaient de l’arrêt brutal de leurs activités dans le secteur artistique et culturel, d’autres confirmaient une véritable accélération, notamment dans les entreprises où les technologies numériques faisaient déjà partie intégrante du business model.

Mais la créativité et l’innovation restent de vraies forces pour tous. La mise en place de webinars et d’e-évènements, la création d’outils de veille pour préparer la sortie de crise, l’adoption de nouvelles modalités de communication interne « à distance », la transformation de campagnes de communication en briefings plus individualisés et plus approfondis ou encore la refonte de lignes éditoriales n’en sont que quelques exemples. La crise bouscule, inquiète, fait tanguer, mais révèle aussi des ressources insoupçonnées.

 

Ensemble, malgré le confinement

Dans les entreprises qui ont eu la chance de pouvoir maintenir une activité à distance, les participants du club Hotwire anticipaient unanimement de nouveaux modes de management : « les derniers freins culturels au télétravail ont par exemple été balayés en quelques jours. L’adaptabilité, la confiance et la flexibilité vont rester ». Les équipes découvrent de nouvelles manières de travailler ensemble : « le bureau va-t-il devenir un nouveau lieu, où l’on va venir pour se rencontrer et se rassembler, et plus seulement pour travailler ? ».

La crise favorise aussi de nouvelles approches entre et au sein des équipes. « On a dû discuter et débattre davantage pour faire les bons choix. On s’est autorisé à casser des roadmaps, à remettre en question des plans établis et on s’est donné le droit d’évoluer au fur et à mesure, en fonction du covid. On a remis sur le haut de la pile des projets qu’on n’avait pas le temps de mener ». Il en ressort de nouvelles réflexions en termes de stratégie, que la communication va devoir accompagner, en interne comme en externe.

 

Vers un meilleur « après » ?

Parce que la crise sanitaire impacte tout autant les vies professionnelles que personnelles, elle ouvre de réelles possibilités de changement. D’abord en montrant les fragilités : des individus, des organisations, de la société. Comme le soulignait l’une des participantes du club Hotwire, « en situation de crise, tout est mis à nu ». Ensuite en faisant étrangement cohabiter urgence et temps long : il faut mener (très) rapidement des actions pour soutenir les personnes comme l’activité, mais également accepter que « l’après » mettra du temps à arriver.

Il en ressort des réflexions de fond sur ce que nous pouvons individuellement et collectivement améliorer : « la crise rebat le sens que l’on met dans notre travail et interroge nos choix quotidiens : va-t-on en retirer du positif à l’échelle de la société ? Il y a un véritable espoir, il peut y avoir une profonde transformation, mais à quoi ressemblera le jour d’après ? C’est aussi notre rôle de se concentrer sur ce qu’on veut en faire ».

 

*Si vous souhaitez en savoir plus sur Hotwire et/ou participer à la prochaine édition du club Hotwire, contactez : priscilia.fartoukh@hotwireglobal.com